Maths · Première · Probabilités

Probabilités conditionnelles en Première : cours, exemples et exercices

Une probabilité conditionnelle répond à la question « quelle est la probabilité de BB, sachant que AA est réalisé ? ». Voici le cours (probabilité sachant AA, arbre pondéré, probabilités totales, indépendance, épreuves répétées), deux exemples résolus et cinq exercices corrigés.

0,040,960,950,050,030,97MMT0,038T0,002T0,028 8T0,931 2
L’arbre d’un test de dépistage : 4 %4\,\% de malades, un test positif chez 95 %95\,\% des malades et chez 3 %3\,\% des personnes saines. Chaque chemin se calcule par un produit.

Programme de Première

Ce que tu dois savoir faire en Première

Les probabilités conditionnelles ouvrent la partie probabilités de la spécialité maths de Première. Calculer une probabilité conditionnelle à partir d’un tableau croisé d’effectifs ou d’un arbre pondéré, et distinguer P(A∩B)P(A\cap B), PA(B)P_A(B) et PB(A)P_B(A), fait partie des automatismes de l’année.

Le chapitre formalise ensuite l’indépendance de deux événements, la formule des probabilités totales à partir d’une partition de l’univers, la succession de deux épreuves indépendantes représentée par un arbre ou un tableau, et la répétition de nn épreuves de Bernoulli indépendantes et identiques, pour n≤4n\le4. Il prépare les variables aléatoires de Première et la loi binomiale de Terminale.

Dans Mathflow, le chapitre compte cinq compétences, chacune en trois niveaux.

Les 5 compétences du chapitre

  1. Calculer une probabilité conditionnelle
  2. Utiliser un arbre pondéré pour représenter une situation
  3. Appliquer la formule des probabilités totales
  4. Déterminer si deux événements sont indépendants
  5. Calculer des probabilités sur des expériences répétées

Cours

L’essentiel du cours

La définition, l’arbre pondéré et ses règles, la formule des probabilités totales, puis l’indépendance et les épreuves répétées.

Probabilité de BB sachant AA

On en déduit la formule du produit : P(A∩B)=P(A)×PA(B)P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B). Avec un tableau d’effectifs et un tirage au hasard, PA(B)P_A(B) est la proportion des individus de AA qui sont aussi dans BB.

200200 élèvesSportPas de sportTotal
Filles48487272120120
Garçons444436368080
Total9292108108200200

On choisit un élève au hasard ; FF : « l’élève est une fille », SS : « l’élève fait du sport ». P(F∩S)=48200=0,24P(F\cap S)=\dfrac{48}{200}=0{,}24 (une fille sportive parmi tous les élèves), PF(S)=48120=0,4P_F(S)=\dfrac{48}{120}=0{,}4 (une sportive parmi les filles) et PS(F)=4892≈0,52P_S(F)=\dfrac{48}{92}\approx0{,}52 (une fille parmi les sportifs). Ce sont trois nombres différents.

L’arbre pondéré

Un arbre pondéré représente une expérience en deux étapes. Le premier niveau porte P(A)P(A) et P(A‾)P(\overline{A}) ; le second porte des probabilités conditionnelles comme PA(B)P_A(B) ou PA‾(B‾)P_{\overline{A}}(\overline{B}).

La formule des probabilités totales

Des événements A1A_1, A2A_2, …, AnA_n forment une partition de l’univers s’ils sont de probabilités non nulles, deux à deux incompatibles, et si leur réunion est l’univers tout entier. Pour tout événement BB :

P(B)=  P(A1∩B)+P(A2∩B)+⋯+P(An∩B)\begin{aligned}P(B)=\;&P(A_1\cap B)+P(A_2\cap B)\\&+\dots+P(A_n\cap B)\end{aligned}

Le cas le plus fréquent est la partition par AA et A‾\overline{A}, avec 0<P(A)<10<P(A)<1 :

P(B)=P(A)×PA(B)+P(A‾)×PA‾(B)P(B)=P(A)\times P_A(B)+P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(B)

Sur l’arbre, cela revient à additionner les chemins qui mènent à BB.

Indépendance et épreuves répétées

Si AA et BB sont indépendants, alors AA et B‾\overline{B} le sont aussi. Quand on enchaîne des épreuves indépendantes (lancers successifs, tirages avec remise), la probabilité d’une issue est le produit des probabilités de chaque étape.

Pour n≤4n\le4 épreuves de Bernoulli indépendantes de même probabilité de succès pp, on trace l’arbre. Pour « au moins un succès », on passe par l’événement contraire « aucun succès » :

P(au moins un succeˋs)=1−(1−p)nP(\text{au moins un succès})=1-(1-p)^n

Exemples résolus

Deux exemples résolus

  1. Exemple 1

    Un test de dépistage

    Dans une population, 4 %4\,\% des personnes ont une maladie. Un test est positif chez 95 %95\,\% des malades et chez 3 %3\,\% des personnes saines. On choisit une personne au hasard ; MM : « elle est malade », TT : « son test est positif ».

    1. Calcule P(T)P(T).
    2. Le test d’une personne est positif. Quelle est la probabilité qu’elle soit malade ?

    Solution

    D’après l’arbre et la formule des probabilités totales :

    P(T)=0,04×0,95+0,96×0,03=0,038+0,028 8=0,066 8\begin{aligned}P(T)&=0{,}04\times0{,}95+0{,}96\times0{,}03\\&=0{,}038+0{,}028\,8=0{,}066\,8\end{aligned}

    On cherche PT(M)=P(M∩T)P(T)=0,0380,066 8≈0,57P_T(M)=\dfrac{P(M\cap T)}{P(T)}=\dfrac{0{,}038}{0{,}066\,8}\approx0{,}57.

    Un test positif ne signifie donc malade qu’environ 5757 fois sur 100100 : la maladie est rare, et les faux positifs des personnes saines pèsent lourd.

  2. Exemple 2

    Indépendants ou non ?

    On lance un dé équilibré à six faces. AA : « le résultat est pair », BB : « le résultat est inférieur ou égal à 22 », CC : « le résultat est inférieur ou égal à 33 ». AA et BB sont-ils indépendants ? Et AA et CC ?

    Solution

    P(A)=36=12P(A)=\dfrac{3}{6}=\dfrac{1}{2}, P(B)=26=13P(B)=\dfrac{2}{6}=\dfrac{1}{3} et A∩B={2}A\cap B=\{2\}, donc P(A∩B)=16P(A\cap B)=\dfrac{1}{6}.

    P(A)×P(B)=12×13=16=P(A∩B)P(A)\times P(B)=\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{3}=\dfrac{1}{6}=P(A\cap B) : AA et BB sont indépendants.

    P(C)=12P(C)=\dfrac{1}{2} et A∩C={2}A\cap C=\{2\}, donc P(A∩C)=16P(A\cap C)=\dfrac{1}{6}, alors que P(A)×P(C)=14P(A)\times P(C)=\dfrac{1}{4} : AA et CC ne sont pas indépendants.

    L’indépendance se vérifie par le calcul : elle ne se devine pas.

Exercices corrigés

Cinq exercices corrigés

Cherche d’abord sur une feuille, puis ouvre le corrigé. Chaque résultat a été vérifié.

  1. Exercice 1

    Lire un tableau croisé

    Une salle de sport compte 400400 adhérents. On choisit un adhérent au hasard ; AA : « il a un abonnement annuel », CC : « il suit des cours collectifs ».

    400400 adhérentsCoursPas de coursTotal
    Annuel90906060150150
    Mensuel7070180180250250
    Total160160240240400400
    1. Calcule P(A∩C)P(A\cap C).
    2. Calcule PA(C)P_A(C) et PC(A)P_C(A).
    3. Calcule la probabilité qu’un adhérent à l’abonnement mensuel suive des cours collectifs.
    Voir le corrigé
    1. P(A∩C)=90400=0,225P(A\cap C)=\dfrac{90}{400}=0{,}225.
    2. PA(C)=90150=0,6P_A(C)=\dfrac{90}{150}=0{,}6 : parmi les abonnés annuels, 60 %60\,\% suivent des cours. PC(A)=90160=0,562 5P_C(A)=\dfrac{90}{160}=0{,}562\,5 : parmi les adhérents qui suivent des cours, 56,25 %56{,}25\,\% ont un abonnement annuel.
    3. On se restreint aux 250250 abonnés mensuels : PA‾(C)=70250=0,28P_{\overline{A}}(C)=\dfrac{70}{250}=0{,}28.
  2. Exercice 2

    Construire et exploiter un arbre

    On sait que P(A)=0,4P(A)=0{,}4, PA(B)=0,3P_A(B)=0{,}3 et PA‾(B)=0,6P_{\overline{A}}(B)=0{,}6.

    1. Construis l’arbre pondéré.
    2. Calcule P(A∩B)P(A\cap B), puis P(B)P(B).
    3. Calcule PB(A)P_B(A).
    Voir le corrigé
    1. Premier niveau : AA (0,40{,}4) et A‾\overline{A} (0,60{,}6). Après AA : BB (0,30{,}3) et B‾\overline{B} (0,70{,}7). Après A‾\overline{A} : BB (0,60{,}6) et B‾\overline{B} (0,40{,}4).
    2. P(A∩B)=0,4×0,3P(A\cap B)=0{,}4\times0{,}3, soit 0,120{,}12. Par la formule des probabilités totales, P(B)=0,12+0,6×0,6P(B)=0{,}12+0{,}6\times0{,}6, soit P(B)=0,48P(B)=0{,}48.
    3. PB(A)=P(A∩B)P(B)P_B(A)=\dfrac{P(A\cap B)}{P(B)}, donc PB(A)=0,120,48=0,25P_B(A)=\dfrac{0{,}12}{0{,}48}=0{,}25.
  3. Exercice 3

    Tester l’indépendance

    Un club compte 250250 adhérents : 150150 adultes, et 100100 adhérents qui font de la compétition, dont 6060 adultes. On choisit un adhérent au hasard ; AA : « c’est un adulte », CC : « il fait de la compétition ». Les événements AA et CC sont-ils indépendants ?

    Voir le corrigé

    P(A)=150250=0,6P(A)=\dfrac{150}{250}=0{,}6, P(C)=100250=0,4P(C)=\dfrac{100}{250}=0{,}4 et P(A∩C)=60250=0,24P(A\cap C)=\dfrac{60}{250}=0{,}24.

    P(A)×P(C)=0,6×0,4=0,24P(A)\times P(C)=0{,}6\times0{,}4=0{,}24. On a bien P(A∩C)=P(A)×P(C)P(A\cap C)=P(A)\times P(C) : les événements AA et CC sont indépendants.

    On le voit aussi avec PA(C)=60150=0,4=P(C)P_A(C)=\dfrac{60}{150}=0{,}4=P(C) : les adultes font de la compétition dans la même proportion que l’ensemble du club.

  4. Exercice 4

    Trois lancers francs

    Une joueuse réussit chaque lancer franc avec la probabilité 0,80{,}8, indépendamment des autres. Elle tire trois lancers francs.

    1. Calcule la probabilité qu’elle les réussisse tous.
    2. Calcule la probabilité qu’elle en réussisse au moins un.
    3. Calcule la probabilité qu’elle en réussisse exactement un.
    Voir le corrigé
    1. Les lancers sont indépendants : 0,83=0,5120{,}8^3=0{,}512.
    2. L’événement contraire est « aucun lancer réussi », de probabilité 0,23=0,0080{,}2^3=0{,}008. La probabilité cherchée vaut 1−0,008=0,9921-0{,}008=0{,}992.
    3. Trois chemins de l’arbre contiennent un seul succès (le succès au premier, au deuxième ou au troisième lancer), chacun de probabilité 0,8×0,22=0,0320{,}8\times0{,}2^2=0{,}032. La probabilité vaut 3×0,032=0,0963\times0{,}032=0{,}096.
  5. Exercice 5

    Deux machines et des pièces défectueuses

    Une usine fabrique 60 %60\,\% de ses pièces sur la machine AA et le reste sur la machine BB. 3 %3\,\% des pièces de AA et 5 %5\,\% des pièces de BB sont défectueuses. On prend une pièce au hasard ; DD : « elle est défectueuse ».

    1. Calcule P(D)P(D).
    2. Une pièce est défectueuse. Quelle est la probabilité qu’elle vienne de la machine AA ? Arrondis au centième.
    3. Les événements AA et DD sont-ils indépendants ?
    4. On prélève deux pièces ; la production est assez grande pour assimiler ces prélèvements à des tirages indépendants. Calcule la probabilité qu’au moins une des deux soit défectueuse, arrondie au millième.
    Voir le corrigé
    1. P(A∩D)=0,6×0,03P(A\cap D)=0{,}6\times0{,}03, soit 0,0180{,}018, et P(B∩D)=0,4×0,05P(B\cap D)=0{,}4\times0{,}05, soit 0,020{,}02. Par la formule des probabilités totales, P(D)=0,018+0,02P(D)=0{,}018+0{,}02, soit 0,0380{,}038.
    2. PD(A)=P(A∩D)P(D)P_D(A)=\dfrac{P(A\cap D)}{P(D)}, donc PD(A)=0,0180,038=919≈0,47P_D(A)=\dfrac{0{,}018}{0{,}038}=\dfrac{9}{19}\approx0{,}47.
    3. P(A)×P(D)=0,6×0,038P(A)\times P(D)=0{,}6\times0{,}038, soit 0,022 80{,}022\,8, alors que P(A∩D)=0,018P(A\cap D)=0{,}018 : AA et DD ne sont pas indépendants.
    4. La probabilité qu’aucune ne soit défectueuse vaut 0,9622=0,925 4440{,}962^2=0{,}925\,444. La probabilité cherchée vaut 1−0,925 444≈0,0751-0{,}925\,444\approx0{,}075.

Erreurs fréquentes

Les pièges à éviter

En probabilités, la plupart des erreurs viennent d’une phrase mal traduite : « et », « sachant », « au moins ».

  • Confondre PA(B)P_A(B) et PB(A)P_B(A)

    Dans le test de dépistage, PM(T)=0,95P_M(T)=0{,}95 mais PT(M)≈0,57P_T(M)\approx0{,}57 : la condition change complètement le résultat.

  • Confondre « et » et « sachant »

    P(A∩B)P(A\cap B) se calcule sur tout l’univers, PA(B)P_A(B) seulement parmi les issues de AA. Dans un tableau, on ne divise pas par le même total.

  • Confondre indépendants et incompatibles

    Des événements incompatibles ne peuvent pas se produire ensemble. S’ils ont des probabilités non nulles, ils ne sont jamais indépendants.

  • Additionner le long d’un chemin

    On multiplie les probabilités le long d’un chemin, puis on additionne les chemins qui réalisent l’événement.

  • Écrire P(B)P(B) au second niveau

    Les branches du second niveau portent des probabilités conditionnelles comme PA(B)P_A(B), jamais P(B)P(B) ni P(A∩B)P(A\cap B).

  • Lister les cas de « au moins un »

    Pour « au moins un succès », il est plus sûr de passer par le contraire : 1−P(aucun succeˋs)1-P(\text{aucun succès}).

Dans Mathflow

Ce chapitre dans Mathflow

Cinq séries, une par compétence, et chacune en trois niveaux : tu manipules, tu expliques, puis tu raisonnes.

Dans les séries, les probabilités se manipulent : tu retournes les cartes devenues impossibles, tu composes des urnes, tu règles un test de dépistage, tu construis des arbres branche par branche. Au niveau 2, tu tranches des débats « Qui a raison ? » et tu repères la première ligne fausse d’une copie. Au niveau 3, tu calcules dans des situations réelles (colis, filtre antispam, usines, lancers francs), avec Alphi si tu as besoin d’un indice.

  1. 1Calculer une probabilité conditionnelle

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu retournes les cartes devenues impossibles quand on apprend que la carte est rouge, tu ajoutes ou retires des boules pour que Pbleue(rayeˊe)=12P_{\text{bleue}}(\text{rayée})=\frac{1}{2} et tu règles un test de dépistage pour que PT(M)=34P_T(M)=\frac{3}{4}.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu traduis PT(M)P_T(M) en français, tu départages deux élèves sur un test de dépistage positif et tu trouves la ligne où Nora se trompe.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules des probabilités conditionnelles à partir de tableaux : adhérents d’un club, salariés à temps partiel, courriels signalés par un filtre antispam.

  2. 2Utiliser un arbre pondéré pour représenter une situation

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu choisis l’arbre qui représente une situation, tu places des pourcentages sur les branches et tu composes une urne pour que deux branches aient la même probabilité.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu repères la case où écrire « 8 %8\,\% des colis livrés en retard sont abîmés », tu complètes la règle du chemin et tu trouves la branche où Hugo s’est trompé.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu complètes des arbres à partir d’un énoncé, tu calcules la probabilité d’un chemin et celle de tirer deux boules rouges sans remise.

  3. 3Appliquer la formule des probabilités totales

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu touches les issues qui réalisent un événement, tu règles un rectangle pour que P(B)=0,6P(B)=0{,}6 et tu ajustes la part des questions que Léa connaît pour que P(J)=0,7P(J)=0{,}7.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu expliques pourquoi on additionne P(A∩B)P(A\cap B) et P(A‾∩B)P(\overline{A}\cap B), tu trouves le nombre faux dans le calcul de Jade et tu interprètes un résultat sur 200200 clients.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules la probabilité d’un retard, d’un colis à l’heure ou d’un test positif, et tu retrouves P(A)P(A) quand on connaît P(D)P(D).

  4. 4Déterminer si deux événements sont indépendants

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu choisis l’information qui ne change pas la probabilité de tirer un cœur, tu formes avec les faces d’un dé un événement indépendant d’un autre et tu règles un effectif pour rendre deux événements indépendants.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu distingues « indépendants » et « incompatibles », tu tranches un débat sur la pluie et les embouteillages et tu trouves la première ligne fausse de Malik.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules P(A∩B)P(A\cap B) ou P(A∪E)P(A\cup E) pour des événements indépendants et tu décides si des événements le sont, avec des cartes, deux dés ou une étude sur 1 0001\,000 personnes.

  5. 5Calculer des probabilités sur des expériences répétées

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu complètes l’arbre de deux tirs à l’arc indépendants, tu règles le nombre de lancers d’un dé pour que la probabilité d’au moins un 66 dépasse 0,40{,}4 et tu touches les issues où le gardien arrête au plus un tir.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu passes par l’événement contraire, tu trouves la première ligne fausse de Malik sur trois graines et tu tranches un débat sur des bourrages d’imprimante.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules la probabilité d’au moins un 66 en deux lancers, d’exactement une bonne réponse sur trois questions au hasard, et tu retrouves pp pour deux détecteurs.

Questions fréquentes

Comment calculer une probabilité conditionnelle ?

Avec la formule PA(B)=P(A∩B)P(A)P_A(B)=\frac{P(A\cap B)}{P(A)}, pour P(A)≠0P(A)\neq0. Dans un tableau d’effectifs, on divise l’effectif de « AA et BB » par l’effectif de AA. Dans un arbre, PA(B)P_A(B) se lit sur la branche qui va de AA à BB.

Quelle est la différence entre « A et B » et « B sachant A » ?

P(A∩B)P(A\cap B) est la probabilité que AA et BB se produisent tous les deux, sur tout l’univers. PA(B)P_A(B) est la probabilité de BB parmi les seules issues de AA. On passe de l’une à l’autre avec P(A∩B)=P(A)×PA(B)P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B).

Quelle est la formule des probabilités totales ?

Si AA et A‾\overline{A} partagent l’univers, P(B)=P(A)×PA(B)+P(A‾)×PA‾(B)P(B)=P(A)\times P_A(B)+P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(B). Sur un arbre pondéré, on additionne les probabilités de tous les chemins qui mènent à BB.

Comment montrer que deux événements sont indépendants ?

On calcule P(A∩B)P(A\cap B) et P(A)×P(B)P(A)\times P(B). S’ils sont égaux, les événements sont indépendants ; sinon, ils ne le sont pas. Si P(A)≠0P(A)\neq0, on peut aussi comparer PA(B)P_A(B) à P(B)P(B).

Indépendants et incompatibles, est-ce la même chose ?

Non. Incompatibles signifie qu’ils ne peuvent pas se produire en même temps : P(A∩B)=0P(A\cap B)=0. Indépendants signifie que l’un ne change pas la probabilité de l’autre. Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants.

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