Maths · Première · Algèbre

Suites arithmétiques en Première : cours, exemples et exercices

Une suite arithmétique ajoute toujours le même nombre, sa raison, pour passer d’un terme au suivant. Voici le cours complet (terme général, somme, graphique, variations et limite), deux exemples résolus et cinq exercices corrigés.

123451234567+1+1,5un = 1 + 1,5nn
Les points (n ; un)(n\,;\,u_n) de la suite arithmétique de premier terme u0=1u_0=1 et de raison r=1,5r=1{,}5 sont alignés : à chaque rang, on monte de 1,51{,}5.

Programme de Première

Ce que tu dois savoir faire en Première

Les suites arithmétiques sont le premier modèle de suite formalisé en spécialité maths de Première. Elles décrivent les évolutions à accroissements constants : une bougie qui raccourcit de 1,51{,}5 cm par heure, une tirelire qui reçoit 1515 € par semaine, un club qui gagne 1515 adhérents par an. Elles prolongent les fonctions affines du collège et de la Seconde.

Le programme demande de calculer le terme général et la somme de termes consécutifs, de démontrer la formule 1+2+⋯+n=n(n+1)21+2+\dots+n=\frac{n(n+1)}{2}, de déterminer le sens de variation, de conjecturer dans des cas simples la limite éventuelle (sans formalisation, la notion de limite restant intuitive en Première) et de modéliser un phénomène discret à croissance linéaire. Les généralités (forme explicite, récurrence, notations) sont sur la page suites numériques en Première.

Dans Mathflow, le chapitre compte trois compétences, chacune en trois niveaux.

Les 3 compétences du chapitre

  1. Formuler et calculer des suites arithmétiques
  2. Représenter graphiquement une suite arithmétique
  3. Analyser les variations et les limites de suites arithmétiques

Cours

L’essentiel du cours

La définition, le terme général, les sommes, puis le graphique, les variations et la limite.

Définition et reconnaissance

  • Pour prouver qu’une suite est arithmétique, on calcule un+1−unu_{n+1}-u_n pour tout nn : si le résultat est un nombre rr qui ne dépend pas de nn, la suite est arithmétique de raison rr.
  • Pour prouver qu’une suite n’est pas arithmétique, un contre-exemple suffit : deux écarts consécutifs différents.
  • Une suite constante est arithmétique, de raison 00.

Exemple : pour un=(n+3)2−(n+1)2u_n=(n+3)^2-(n+1)^2, on développe et on réduit : un=4n+8u_n=4n+8. Alors un+1−un=4(n+1)+8−(4n+8)=4u_{n+1}-u_n=4(n+1)+8-(4n+8)=4 pour tout nn : la suite est arithmétique de raison 44 et de premier terme u0=8u_0=8.

Le terme général

un=u0+nrun=up+(n−p)ru_n=u_0+nr\qquad u_n=u_p+(n-p)r

Démonstration : on additionne les nn égalités u1−u0=ru_1-u_0=r, u2−u1=ru_2-u_1=r, …, un−un−1=ru_n-u_{n-1}=r. Les termes intermédiaires s’éliminent et il reste un−u0=nru_n-u_0=nr.

  • Si la suite commence au rang 11, un=u1+(n−1)ru_n=u_1+(n-1)r.
  • Avec deux termes, on retrouve la raison : si u2=7u_2=7 et u8=25u_8=25, il y a 66 pas de u2u_2 à u8u_8, donc 6r=186r=18, r=3r=3, puis u0=u2−2r=1u_0=u_2-2r=1.

La forme un=u0+nru_n=u_0+nr montre le lien avec les fonctions affines : un=f(n)u_n=f(n), avec f(x)=rx+u0f(x)=rx+u_0.

Somme de termes consécutifs

Démonstration : on écrit la somme SS dans l’ordre croissant, puis dans l’ordre décroissant, et on additionne terme à terme. Chacune des nn colonnes vaut n+1n+1, donc 2S=n(n+1)2S=n(n+1).

Plus généralement, la somme de termes consécutifs d’une suite arithmétique vaut le nombre de termes multiplié par la moyenne du premier et du dernier :

up+up+1+⋯+un=(n−p+1)×up+un2u_p+u_{p+1}+\dots+u_n=(n-p+1)\times\dfrac{u_p+u_n}{2}

Pour un=3+2nu_n=3+2n, la somme u0+u1+⋯+u19u_0+u_1+\dots+u_{19} compte 2020 termes, avec u19=41u_{19}=41 : elle vaut 20×3+412=44020\times\dfrac{3+41}{2}=440. Attention au compte : de u0u_0 à unu_n, il y a n+1n+1 termes.

Graphique, sens de variation et limite

Les points (n ; un)(n\,;\,u_n) d’une suite arithmétique sont alignés sur la droite d’équation y=rx+u0y=rx+u_0 : la raison est la pente de cette droite. On ne relie pas les points, car la suite n’est définie que pour des rangs entiers. Réciproquement, si les points d’une suite sont alignés, la suite est arithmétique.

Si r>0r>0, les termes finissent par dépasser n’importe quel nombre, aussi grand soit-il : on dit que la suite tend vers +∞+\infty. Si r<0r<0, elle tend vers −∞-\infty. En Première, ces limites se constatent sur des exemples, sans définition formelle. Une raison très petite ne fait que retarder les choses : avec un=0,01nu_n=0{,}01n, on dépasse 1 0001\,000 dès le rang 100 001100\,001.

Pour trouver le premier rang à partir duquel unu_n dépasse un seuil, on résout une inéquation en nn, en gardant la plus petite valeur entière qui convient, ou on programme une boucle qui calcule les termes jusqu’au seuil.

Exemples résolus

Deux exemples résolus

  1. Exemple 1

    Retrouver une suite à partir de deux termes

    La suite arithmétique (un)(u_n) vérifie u5=8u_5=8 et u12=29u_{12}=29. Calcule sa raison et u0u_0, puis u50u_{50}. Le nombre 200200 est-il un terme de la suite ?

    Solution

    De u5u_5 à u12u_{12}, il y a 77 pas : 7r=29−8=217r=29-8=21, donc r=3r=3.

    u0=u5−5r=8−15=−7u_0=u_5-5r=8-15=-7, d’où un=−7+3nu_n=-7+3n pour tout entier naturel nn, et u50=−7+150=143u_{50}=-7+150=143.

    On résout −7+3n=200-7+3n=200 : 3n=2073n=207, donc n=69n=69, un entier naturel. Le nombre 200200 est le terme u69u_{69}.

  2. Exemple 2

    Des économies qui augmentent

    Sacha met 55 € de côté la première semaine, puis chaque semaine 22 € de plus que la semaine précédente : 77 €, puis 99 €, et ainsi de suite. On note ene_n la somme, en euros, mise de côté la nn-ième semaine, pour n≥1n\geq1.

    Combien met-il de côté la 3030e semaine ? Combien a-t-il économisé en tout au bout de 3030 semaines ?

    Solution

    (en)(e_n) est arithmétique de premier terme e1=5e_1=5 et de raison 22 : en=5+2(n−1)e_n=5+2(n-1). Donc e30=5+58=63e_{30}=5+58=63 € la 3030e semaine.

    La somme e1+e2+⋯+e30e_1+e_2+\dots+e_{30} compte 3030 termes :

    30×e1+e302=30×5+632=1 02030\times\dfrac{e_1+e_{30}}{2}=30\times\dfrac{5+63}{2}=1\,020

    Au bout de 3030 semaines, Sacha a économisé 1 0201\,020 €.

Exercices corrigés

Cinq exercices corrigés

Cherche d’abord sur une feuille, puis ouvre le corrigé. Chaque résultat a été vérifié.

  1. Exercice 1

    Arithmétique ou pas ?

    Pour chaque suite définie sur N\mathbb{N}, dis si elle est arithmétique. Si oui, donne sa raison et son premier terme.

    • un=7−4nu_n=7-4n
    • vn=n2+1v_n=n^2+1
    • w0=3w_0=3 et wn+1=wn−0,5w_{n+1}=w_n-0{,}5
    • tn=(n+3)2−(n+1)2t_n=(n+3)^2-(n+1)^2
    Voir le corrigé
    • Pour tout nn, un+1−un=7−4(n+1)−(7−4n)=−4u_{n+1}-u_n=7-4(n+1)-(7-4n)=-4 donc la suite est arithmétique de raison −4-4, avec u0=7u_0=7.
    • v0=1v_0=1, v1=2v_1=2, v2=5v_2=5 : les écarts 11 et 33 sont différents, la suite n’est pas arithmétique.
    • On ajoute toujours −0,5-0{,}5 : arithmétique de raison −0,5-0{,}5, avec w0=3w_0=3.
    • tn=4n+8t_n=4n+8, donc tn+1−tn=4t_{n+1}-t_n=4 : arithmétique de raison 44, avec t0=8t_0=8.
  2. Exercice 2

    Un terme, puis un seuil

    La suite (un)(u_n) est arithmétique, de premier terme u0=180u_0=180 et de raison −7-7.

    1. Exprime unu_n en fonction de nn et calcule u15u_{15}.
    2. À partir de quel rang les termes sont-ils strictement négatifs ?
    Voir le corrigé
    1. un=180−7nu_n=180-7n et u15=180−105=75u_{15}=180-105=75.
    2. 180−7n<0180-7n<0 équivaut à 7n>1807n>180, soit n>1807≈25,7n>\dfrac{180}{7}\approx25{,}7. Le premier entier qui convient est 2626 : u25=5u_{25}=5 et u26=−2u_{26}=-2. La suite étant décroissante, tous les termes sont strictement négatifs à partir du rang 2626.
  3. Exercice 3

    Une suite lue sur un graphique

    Les points (n ; un)(n\,;\,u_n) d’une suite arithmétique, définie pour n≥0n\geq0, sont sur la droite qui passe par A(2 ; 9)A(2\,;\,9) et B(7 ; −1)B(7\,;\,-1).

    1. Calcule la raison et le premier terme, puis exprime unu_n en fonction de nn.
    2. Le point C(20 ; −27)C(20\,;\,-27) fait-il partie du nuage de points de la suite ?
    3. La droite coupe l’axe des abscisses. Un terme de la suite est-il nul ?
    Voir le corrigé
    1. r=−1−97−2=−2r=\dfrac{-1-9}{7-2}=-2, puis u0=u2−2r=9+4=13u_0=u_2-2r=9+4=13. Donc un=13−2nu_n=13-2n.
    2. u20=13−40=−27u_{20}=13-40=-27 : oui, CC est le point de rang 2020.
    3. 13−2n=013-2n=0 donne n=6,5n=6{,}5, qui n’est pas un entier : la droite coupe l’axe entre les rangs 66 et 77, où il n’y a aucun point de la suite. Aucun terme n’est nul (u6=1u_6=1 et u7=−1u_7=-1).
  4. Exercice 4

    Deux sommes

    Calcule S=1+2+⋯+100S=1+2+\dots+100, puis T=7+11+15+⋯+207T=7+11+15+\dots+207.

    Voir le corrigé

    S=100×1012=5 050S=\dfrac{100\times101}{2}=5\,050.

    Les termes de TT forment une suite arithmétique de raison 44, qui va de 77 à 207207. Le nombre de pas est 207−74=50\dfrac{207-7}{4}=50, donc il y a 5151 termes.

    T=51×7+2072=51×107=5 457T=51\times\dfrac{7+207}{2}=51\times107=5\,457
  5. Exercice 5

    Qui aura le plus d’argent ?

    Léa a 500500 € et ajoute 4040 € à son épargne chaque mois. Noah a 1 1001\,100 € et ajoute 2525 € chaque mois. On note ℓn\ell_n et mnm_n les sommes, en euros, de Léa et de Noah au bout de nn mois, pour nn entier naturel.

    1. Exprime ℓn\ell_n et mnm_n en fonction de nn.
    2. On pose dn=ℓn−mnd_n=\ell_n-m_n. Montre que (dn)(d_n) est arithmétique et donne son sens de variation.
    3. Au bout de combien de mois Léa aura-t-elle, pour la première fois, strictement plus que Noah ?
    Voir le corrigé
    1. (ℓn)(\ell_n) et (mn)(m_n) sont arithmétiques : ℓn=500+40n\ell_n=500+40n et mn=1 100+25nm_n=1\,100+25n.
    2. On a dn=500+40n−1 100−25nd_n=500+40n-1\,100-25n, soit dn=−600+15nd_n=-600+15n. Donc dn+1−dn=15d_{n+1}-d_n=15 : (dn)(d_n) est arithmétique de raison 15>015>0, donc strictement croissante. L’écart en faveur de Léa augmente de 1515 € par mois.
    3. dn>0d_n>0 équivaut à 15n>60015n>600, soit n>40n>40. Au bout de 4040 mois, ils ont tous les deux 2 1002\,100 € ; au bout de 4141 mois, Léa a 2 1402\,140 € et Noah 2 1252\,125 €. C’est donc au bout de 4141 mois.

Erreurs fréquentes

Les pièges à éviter

Les erreurs sur les suites arithmétiques viennent surtout du comptage : des pas, des termes ou du signe de la raison.

  • Oublier le signe de la raison

    La suite 2020, 1616, 1212, 88 a pour raison −4-4, et non 44 : u1−u0=16−20=−4u_1-u_0=16-20=-4.

  • Mal compter les pas

    De u3u_3 à u7u_7, il y a 44 pas, et non 77 : u7=u3+4ru_7=u_3+4r. De même, u11=u4+7ru_{11}=u_4+7r.

  • Se tromper sur le nombre de termes

    La somme 7+11+⋯+2077+11+\dots+207, de raison 44, compte 207−74+1=51\frac{207-7}{4}+1=51 termes : on ajoute 11 au nombre de pas.

  • Conclure à partir de trois termes

    un=n3−3n2+4n+1u_n=n^3-3n^2+4n+1 commence par 11, 33, 55, mais u3=13u_3=13 : la suite n’est pas arithmétique. Il faut calculer un+1−unu_{n+1}-u_n pour tout nn.

  • Lire le sens de variation sur le premier terme

    un=−12+0,5nu_n=-12+0{,}5n part d’un terme négatif, mais sa raison 0,50{,}5 est positive : la suite est strictement croissante.

  • Croire qu’une petite raison fait converger

    Avec u0=50u_0=50 et un+1=un−0,1u_{n+1}=u_n-0{,}1, les termes ne se rapprochent pas de 00 : ils passent sous 00 au rang 501501, puis sous −1 000-1\,000, et tendent vers −∞-\infty.

Dans Mathflow

Ce chapitre dans Mathflow

Trois séries, une par compétence, et chacune en trois niveaux : tu manipules, tu expliques, puis tu raisonnes.

Dans les séries, les suites arithmétiques se voient : tu fais fondre une bougie heure par heure, tu empiles des chaises, tu poses des points en escalier sur un quadrillage. Au niveau 2, tu tranches des débats « Qui a raison ? » et tu traques la ligne fausse d’une copie. Au niveau 3, tu calcules, tu cherches des seuils et tu modélises, avec Alphi, le coach IA, si tu as besoin d’un indice.

  1. 1Formuler et calculer des suites arithmétiques

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu repères les listes à écarts constants, tu trouves le nombre mal recopié d’une suite, tu fais fondre une bougie jusqu’à h4h_4 et tu avances minute par minute jusqu’à ce que deux réservoirs contiennent autant d’eau.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu complètes la définition, tu départages deux élèves sur la raison de 2020, 1616, 1212, 88 ou sur une suite constante, et tu repères l’erreur d’une élève qui remonte de u3u_3 à u0u_0.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules des termes et des raisons à partir de deux termes, tu modélises un placement à intérêts simples ou l’allongement d’un ressort, et tu prouves qu’une suite est arithmétique.

  2. 2Représenter graphiquement une suite arithmétique

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu fais glisser un terme pour que les écarts restent égaux, tu règles u0u_0 et rr pour poser les points sur des cibles et tu règles une raison pour obtenir deux droites parallèles.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu lis la raison sur un graphique en tenant compte de l’échelle, tu départages deux élèves sur un terme nul et tu repères une raison mal calculée entre u2u_2 et u6u_6.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules la raison à partir de deux points, même quand seuls les rangs pairs sont tracés, tu écris unu_n en fonction de nn et tu cherches un point commun à deux nuages.

  3. 3Analyser les variations et les limites de suites arithmétiques

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu ranges des suites selon leur sens de variation, tu cherches la première semaine où une collection dépasse 100100 cartes et tu places une barrière pour que u10u_{10} soit le premier terme au-dessus.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu justifies le sens de variation par un+1−unu_{n+1}-u_n, tu départages deux élèves sur une suite qui descend de 0,10{,}1 à chaque rang et tu repères un sens d’inégalité oublié.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu cherches le premier rang qui dépasse un seuil, tu lis le résultat d’un programme et tu compares la croissance de deux plantes.

Questions fréquentes

Comment savoir si une suite est arithmétique ?

On calcule un+1−unu_{n+1}-u_n pour tout entier naturel nn. Si le résultat est un nombre constant rr, qui ne dépend pas de nn, la suite est arithmétique de raison rr. Si deux écarts consécutifs sont différents, elle ne l’est pas.

Quelle est la formule d’une suite arithmétique ?

Pour une suite arithmétique de raison rr : un=u0+nru_n=u_0+nr, ou un=u1+(n−1)ru_n=u_1+(n-1)r si elle commence au rang 11. Plus généralement, un=up+(n−p)ru_n=u_p+(n-p)r pour tous entiers naturels nn et pp.

Comment calculer la somme des termes d’une suite arithmétique ?

On multiplie le nombre de termes par la moyenne du premier et du dernier terme : up+⋯+un=(n−p+1)×up+un2u_p+\dots+u_n=(n-p+1)\times\frac{u_p+u_n}{2}. En particulier, 1+2+⋯+n=n(n+1)21+2+\dots+n=\frac{n(n+1)}{2}.

Comment trouver la raison avec deux termes ?

On divise l’écart entre les deux termes par le nombre de pas qui les séparent : r=un−upn−pr=\frac{u_n-u_p}{n-p}. Par exemple, avec u5=8u_5=8 et u12=29u_{12}=29, r=217=3r=\frac{21}{7}=3.

Quelle est la limite d’une suite arithmétique ?

Si la raison est strictement positive, les termes dépassent n’importe quel nombre : la suite tend vers +∞+\infty. Si elle est strictement négative, la suite tend vers −∞-\infty. Si elle est nulle, la suite est constante.

Les maths, c’est une question de flow.

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