Maths · Première · Algèbre

Suites géométriques en Première : cours, exemples et exercices

Une suite géométrique multiplie chaque terme par le même nombre : c’est le modèle de toute évolution à taux constant, d’un capital placé à une population. Voici le cours sur la raison, le terme général, la somme des termes et le sens de variation, deux exemples résolus et cinq exercices corrigés.

×0,75×0,75×0,750128196272354440,55…nhn
Une balle lâchée de 128128 cm remonte à chaque rebond aux 75 %75\,\% de la hauteur précédente : ses hauteurs successives forment une suite géométrique de raison 0,750{,}75.

Programme de Première

Ce que tu dois savoir faire en Première

Les suites géométriques font partie du programme d’algèbre de la spécialité maths de Première, avec les suites numériques et les suites arithmétiques. Le programme demande d’automatiser un réflexe : une évolution à taux fixe (une hausse de 3 %3\,\% par an, une baisse de 20 %20\,\% par an) se modélise par une suite géométrique, et l’on repère cette suite en regardant le quotient de deux termes consécutifs.

Les attendus sont précis : calculer le terme général, calculer une somme de termes consécutifs grâce à 1+q+⋯+qn1+q+\dots+q^n, déterminer le sens de variation et conjecturer une limite sur des exemples, sans formalisation. Le terme général et la somme 1+q+⋯+qn1+q+\dots+q^n font partie des démonstrations du programme. Le chapitre prépare aussi la fonction exponentielle, qui prolonge les évolutions géométriques au temps continu.

Dans Mathflow, le chapitre compte trois compétences, chacune en trois niveaux.

Les 3 compétences du chapitre

  1. Formuler et calculer des suites géométriques
  2. Représenter graphiquement une suite géométrique
  3. Analyser les variations et les limites de suites géométriques

Cours

L’essentiel du cours

La définition, le terme général, la somme des termes, puis le sens de variation et le comportement des termes quand nn devient grand.

Définition et raison

  • Pour prouver qu’une suite à termes non nuls est géométrique, on montre que le quotient un+1un\dfrac{u_{n+1}}{u_n} est le même pour tout nn.
  • Pour prouver qu’une suite n’est pas géométrique, un contre-exemple suffit : deux quotients de termes consécutifs différents.
  • Augmenter de t %t\,\% revient à multiplier par 1+t1001+\dfrac{t}{100} ; baisser de t %t\,\% revient à multiplier par 1−t1001-\dfrac{t}{100}.
Évolution à chaque étapeRaison qq
hausse de 5 %5\,\%1,051{,}05
baisse de 20 %20\,\%0,80{,}8
doublement22
division par deux0,50{,}5

Le terme général

un=up×q n−pu_n=u_p\times q^{\,n-p}

L’exposant compte le nombre de multiplications par qq entre les deux termes. De u0u_0 à unu_n, il y en a nn ; si la suite commence à u1u_1, il y en a n−1n-1 et un=u1×qn−1u_n=u_1\times q^{n-1}.

Par exemple, pour u0=5u_0=5 et q=3q=3 : u4=5×34=5×81=405u_4=5\times3^4=5\times81=405.

La somme de termes consécutifs

Pour tout nombre réel q≠1q\neq1 et tout entier naturel nn :

1+q+q2+⋯+qn=1−qn+11−q1+q+q^2+\dots+q^n=\dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}

Pour une somme de termes consécutifs d’une suite géométrique de raison q≠1q\neq1, on met le premier terme en facteur : la somme vaut le premier terme multiplié par 1−qN1−q\dfrac{1-q^N}{1-q}, où NN est le nombre de termes.

2+6+⋯+1 458=2×1−371−3=2×1 093=2 186\begin{aligned}2+6+\dots+1\,458&=2\times\dfrac{1-3^7}{1-3}\\&=2\times1\,093=2\,186\end{aligned}

Ici 1 458=2×361\,458=2\times3^6 : la somme va de 2×302\times3^0 à 2×362\times3^6, elle compte 77 termes.

Sens de variation et limite

Pour un=u0×qnu_n=u_0\times q^n, on a un+1−un=u0×qn×(q−1)u_{n+1}-u_n=u_0\times q^n\times(q-1). Avec u0>0u_0>0 et q>0q>0, le signe de cette différence est celui de q−1q-1. Pour u0>0u_0>0 et q≠0q\neq0 :

  • q>1q>1 : la suite est strictement croissante et ses termes finissent par dépasser n’importe quel nombre.
  • q=1q=1 : la suite est constante, égale à u0u_0.
  • 0<q<10<q<1 : la suite est strictement décroissante et ses termes se rapprochent de 00.
  • −1<q<0-1<q<0 : les termes changent de signe à chaque rang, la suite n’est ni croissante ni décroissante, et ils se rapprochent de 00.
  • q≤−1q\le-1 : les termes changent de signe à chaque rang sans se rapprocher d’un nombre ; la suite n’a pas de limite.

En Première, ces limites se conjecturent sur des exemples : calculs de termes, tableur, programme qui cherche un seuil. Leur démonstration relève de la Terminale.

Exemples résolus

Deux exemples résolus

  1. Exemple 1

    Montrer qu’une suite est géométrique

    Pour tout entier naturel nn, un=3n+12u_n=\dfrac{3^{n+1}}{2}. Montre que (un)(u_n) est géométrique, donne sa raison et son premier terme, calcule u4u_4 et donne son sens de variation.

    Solution

    Tous les termes sont strictement positifs. Pour tout entier naturel nn :

    un+1un=3n+22×23n+1=3\dfrac{u_{n+1}}{u_n}=\dfrac{3^{n+2}}{2}\times\dfrac{2}{3^{n+1}}=3

    Le quotient ne dépend pas de nn : la suite est géométrique de raison q=3q=3 et de premier terme u0=32=1,5u_0=\dfrac{3}{2}=1{,}5.

    u4=352=2432=121,5u_4=\dfrac{3^5}{2}=\dfrac{243}{2}=121{,}5. On le retrouve avec u0×q4=1,5×81=121,5u_0\times q^4=1{,}5\times81=121{,}5.

    Le premier terme est positif et q>1q>1 : la suite est strictement croissante.

  2. Exemple 2

    Un smartphone qui perd 20 %20\,\% par an

    Un smartphone coûte 900900 € neuf. Sa valeur baisse de 20 %20\,\% par an. On note vnv_n sa valeur, en euros, au bout de nn années. À partir de combien d’années vaut-il moins de 300300 € ?

    Solution

    Baisser de 20 %20\,\% revient à multiplier par 1−0,2=0,81-0{,}2=0{,}8 : vn+1=0,8 vnv_{n+1}=0{,}8\,v_n. La suite (vn)(v_n) est géométrique de raison 0,80{,}8 et de premier terme v0=900v_0=900, donc vn=900×0,8nv_n=900\times0{,}8^n.

    Comme v0>0v_0>0 et 0<0,8<10<0{,}8<1, la suite est strictement décroissante : une fois sous 300300 €, la valeur y reste.

    nn334455
    vnv_n (€)460,80460{,}80368,64368{,}64294,91294{,}91

    Les valeurs sont arrondies au centime. Le smartphone vaut moins de 300300 € à partir de 55 années.

Exercices corrigés

Cinq exercices corrigés

Cherche d’abord sur une feuille, puis ouvre le corrigé. Chaque résultat a été vérifié.

  1. Exercice 1

    Reconnaître une suite géométrique

    Pour chaque liste, dis si ses nombres peuvent être les premiers termes d’une suite géométrique. Si oui, donne la raison.

    1. 22 ; 66 ; 1818 ; 5454
    2. 55 ; 1010 ; 2020 ; 3030
    3. 8181 ; 2727 ; 99 ; 33
    4. 33 ; −6-6 ; 1212 ; −24-24
    Voir le corrigé
    1. 62=186=5418=3\dfrac{6}{2}=\dfrac{18}{6}=\dfrac{54}{18}=3 : oui, de raison 33.
    2. 105=2\dfrac{10}{5}=2 mais 3020=1,5\dfrac{30}{20}=1{,}5 : les quotients diffèrent, ce n’est pas une suite géométrique.
    3. 2781=927=39=13\dfrac{27}{81}=\dfrac{9}{27}=\dfrac{3}{9}=\dfrac{1}{3} : oui, de raison 13\dfrac{1}{3}.
    4. −63=12−6=−2412=−2\dfrac{-6}{3}=\dfrac{12}{-6}=\dfrac{-24}{12}=-2 : oui, de raison −2-2. Les signes alternent.
  2. Exercice 2

    Une raison négative

    La suite (un)(u_n) est géométrique de raison q=−2q=-2, avec u1=6u_1=6.

    1. Calcule u0u_0, u2u_2 et u3u_3.
    2. Exprime unu_n en fonction de nn.
    3. Calcule u10u_{10}.
    Voir le corrigé
    1. u1=q×u0u_1=q\times u_0, donc u0=6−2=−3u_0=\dfrac{6}{-2}=-3. Puis u2=−2×6=−12u_2=-2\times6=-12 et u3=−2×(−12)=24u_3=-2\times(-12)=24.
    2. un=u0×qn=−3×(−2)nu_n=u_0\times q^n=-3\times(-2)^n. En partant de u1u_1, on écrit aussi un=6×(−2)n−1u_n=6\times(-2)^{n-1}.
    3. u10=−3×(−2)10=−3×1 024=−3 072u_{10}=-3\times(-2)^{10}=-3\times1\,024=-3\,072.
  3. Exercice 3

    Retrouver la raison à partir de deux termes

    La suite (un)(u_n) est géométrique, avec u3=40u_3=40 et u6=5u_6=5.

    1. Calcule sa raison qq.
    2. Calcule u0u_0, puis u8u_8.
    3. Donne son sens de variation.
    Voir le corrigé
    1. u6=u3×q3u_6=u_3\times q^3, donc q3=540=18q^3=\dfrac{5}{40}=\dfrac{1}{8}. Le seul nombre réel dont le cube vaut 18\dfrac{1}{8} est 12\dfrac{1}{2} : q=0,5q=0{,}5.
    2. u3=u0×q3u_3=u_0\times q^3, donc u0=40÷18=320u_0=40\div\dfrac{1}{8}=320. Puis u8=320×0,58=320256=1,25u_8=320\times0{,}5^8=\dfrac{320}{256}=1{,}25.
    3. u0>0u_0>0 et 0<q<10<q<1 : la suite est strictement décroissante.
  4. Exercice 4

    Des versements qui augmentent de 10 %10\,\%

    Sam verse 500500 € sur un compte la première année, puis chaque année 10 %10\,\% de plus que l’année précédente. On note vnv_n le versement de l’année nn, avec v1=500v_1=500.

    1. Exprime vnv_n en fonction de nn, puis calcule v10v_{10} arrondi au centime.
    2. Calcule le total versé en 1010 ans, sans compter d’éventuels intérêts, arrondi au centime.
    Voir le corrigé
    1. Augmenter de 10 %10\,\% revient à multiplier par 1,11{,}1 : (vn)(v_n) est géométrique de raison 1,11{,}1. Elle commence à v1v_1, donc vn=500×1,1n−1v_n=500\times1{,}1^{n-1} et v10=500×1,19≈1 178,97v_{10}=500\times1{,}1^9\approx1\,178{,}97 €.
    2. La somme va de v1v_1 à v10v_{10} : elle compte 1010 termes, de premier terme 500500.
    S=500×1−1,1101−1,1=5 000×(1,110−1)≈7 968,71\begin{aligned}S&=500\times\dfrac{1-1{,}1^{10}}{1-1{,}1}\\&=5\,000\times\left(1{,}1^{10}-1\right)\approx7\,968{,}71\end{aligned}

    Sam a versé environ 7 968,717\,968{,}71 € en 1010 ans.

  5. Exercice 5

    Intérêts simples ou intérêts composés ?

    On place 2 0002\,000 € de deux façons. Placement A : 100100 € d’intérêts s’ajoutent chaque année. Placement B : le capital augmente de 4 %4\,\% par an. On note ana_n et bnb_n les capitaux, en euros, au bout de nn années.

    1. Exprime ana_n et bnb_n en fonction de nn. Quelle suite est arithmétique, laquelle est géométrique ?
    2. Compare les deux placements au bout de 1111 ans, puis de 1212 ans.
    3. Au bout de combien d’années le placement B dépasse-t-il le placement A pour la première fois ? Reste-t-il devant ensuite ?
    Voir le corrigé
    1. an=2 000+100na_n=2\,000+100n : suite arithmétique de raison 100100. bn=2 000×1,04nb_n=2\,000\times1{,}04^n : suite géométrique de raison 1,041{,}04.
    2. a11=3 100a_{11}=3\,100 et b11≈3 078,91b_{11}\approx3\,078{,}91 : A est encore devant. a12=3 200a_{12}=3\,200 et b12≈3 202,06b_{12}\approx3\,202{,}06 : B est passé devant.
    3. Un tableau de valeurs (calculatrice ou tableur) montre que bn<anb_n<a_n pour nn de 11 à 1111 : B dépasse A pour la première fois au bout de 1212 ans. Ensuite, B gagne chaque année bn+1−bn=0,04 bnb_{n+1}-b_n=0{,}04\,b_n. Comme (bn)(b_n) est croissante et b12>2 500b_{12}>2\,500, ce gain dépasse 0,04×2 500=1000{,}04\times2\,500=100 € pour tout n≥12n\ge12 : l’écart avec A ne fait que grandir.

Erreurs fréquentes

Les pièges à éviter

La plupart des erreurs viennent d’un pourcentage mal traduit ou d’un exposant décalé.

  • Ajouter au lieu de multiplier

    Une hausse de 3 %3\,\% par an ne s’écrit ni un+1=un+3u_{n+1}=u_n+3 ni un+1=0,03 unu_{n+1}=0{,}03\,u_n, mais un+1=1,03 unu_{n+1}=1{,}03\,u_n.

  • Se tromper d’exposant

    Si la suite commence à u1u_1, alors un=u1×qn−1u_n=u_1\times q^{n-1} : l’exposant compte les multiplications entre les deux termes, pas le rang.

  • Calculer (u0×q)n(u_0\times q)^n

    Dans u0×qnu_0\times q^n, la puissance porte seulement sur qq : 5×23=405\times2^3=40, alors que (5×2)3=1 000(5\times2)^3=1\,000.

  • Mal compter les termes d’une somme

    1+q+⋯+qn1+q+\dots+q^n compte n+1n+1 termes, d’où l’exposant n+1n+1 dans la formule. Compte les termes avant d’appliquer la formule.

  • Oublier le signe du premier terme

    un=−3×2nu_n=-3\times2^n a une raison plus grande que 11, et pourtant elle est décroissante : ses termes négatifs s’éloignent de 00 vers le bas.

  • Additionner deux pourcentages

    Deux baisses successives de 10 %10\,\% multiplient par 0,92=0,810{,}9^2=0{,}81 : c’est une baisse de 19 %19\,\%, pas de 20 %20\,\%.

Dans Mathflow

Ce chapitre dans Mathflow

Trois séries, une par compétence, et chacune en trois niveaux : tu manipules, tu expliques, puis tu raisonnes.

Dans les séries, la raison se voit : tu règles les rebonds d’une balle, tu fais doubler des grains de case en case sur un échiquier, tu places des points qui s’envolent ou se rapprochent de l’axe. Au niveau 2, tu tranches des débats « Qui a raison ? » et tu repères l’erreur d’une copie. Au niveau 3, tu calcules des termes, des sommes et des seuils, avec Alphi quand un indice t’aide à repartir.

  1. 1Formuler et calculer des suites géométriques

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu règles les rebonds d’une balle à 75 %75\,\% de la hauteur précédente, tu retrouves le jour où l’étang de nénuphars était à moitié couvert et tu fais s’éliminer les termes de 2S−S2S-S.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu complètes la définition, tu tranches des débats sur une suite qui démarre à 00 ou sur la raison quand u0=3u_0=3 et u2=12u_2=12, et tu trouves l’erreur d’Élise sur un forfait qui baisse de 15 %15\,\%.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules un terme à partir de deux autres, tu retrouves le nombre d’abonnés d’un journal trois ans plus tôt et tu calcules la somme 3+6+12+⋯+3843+6+12+\dots+384.

  2. 2Représenter graphiquement une suite géométrique

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu règles la raison pour que les points tombent dans les cercles, tu construis les points d’une population de bactéries qui augmente de 50 %50\,\% par heure et tu repères le point mal placé.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu départages des élèves qui lisent un nuage de points, tu expliques l’erreur d’Emma qui écrit un=3×2nu_n=3\times2^n et tu justifies qu’une population qui augmente de 20 %20\,\% par an est géométrique.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu retrouves u0u_0 ou u5u_5 à partir de points du graphique, tu écris unu_n en fonction de nn et tu choisis une raison pour que les points changent de côté de l’axe en s’en éloignant.

  3. 3Analyser les variations et les limites de suites géométriques

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu places un point pour obtenir une suite croissante à termes négatifs, tu plies une feuille de 0,10{,}1 mm jusqu’à dépasser 11 m et tu cherches le rang où 10×1,5n10\times1{,}5^n dépasse 300+50n300+50n.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu complètes la justification du sens de variation de 5×0,8n5\times0{,}8^n, tu tranches un débat sur −3×2n-3\times2^n et tu trouves la première ligne fausse de Nina sur une forêt qui perd 10 %10\,\% par an.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu cherches quand une culture de bactéries dépasse un million, quand un placement à 10 %10\,\% dépasse des gains fixes et quand un thé passe sous 2525 °C.

Questions fréquentes

Comment montrer qu’une suite est géométrique ?

On montre que l’on passe de chaque terme au suivant en multipliant par un même nombre qq : un+1=q×unu_{n+1}=q\times u_n pour tout nn. Si les termes ne s’annulent pas, on calcule un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n} et on montre qu’il ne dépend pas de nn.

Quelle est la formule d’une suite géométrique ?

Le terme général est un=u0×qnu_n=u_0\times q^n si la suite commence à u0u_0, et un=u1×qn−1u_n=u_1\times q^{n-1} si elle commence à u1u_1. Plus généralement, un=up×qn−pu_n=u_p\times q^{n-p} pour n≥pn\ge p.

Comment calculer la somme des termes d’une suite géométrique ?

Pour q≠1q\neq1, 1+q+⋯+qn=1−qn+11−q1+q+\dots+q^n=\frac{1-q^{n+1}}{1-q}. Pour des termes consécutifs, la somme vaut le premier terme multiplié par 1−qN1−q\frac{1-q^N}{1-q}, où NN est le nombre de termes.

Comment savoir si une suite géométrique est croissante ou décroissante ?

Si u0>0u_0>0, elle est croissante quand q>1q>1 et décroissante quand 0<q<10<q<1 ; si u0<0u_0<0, c’est l’inverse. Si q<0q<0, les termes changent de signe à chaque rang : la suite n’est ni croissante ni décroissante.

Quelle est la différence entre une suite arithmétique et une suite géométrique ?

Une suite arithmétique ajoute toujours le même nombre (accroissements constants), une suite géométrique multiplie toujours par le même nombre (taux d’évolution constant). Une hausse de 5050 € par an est arithmétique, une hausse de 5 %5\,\% par an est géométrique.

Les maths, c’est une question de flow.

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