Maths · Seconde · Probabilités

Probabilités en Seconde : cours, exemples et exercices

En Seconde, tu consolides le modèle probabiliste (univers, événements, loi, événement contraire) et tu découvres les probabilités conditionnelles avec les tableaux croisés et les arbres pondérés. Voici le cours, deux exemples résolus et cinq exercices corrigés.

ΩAB246513
On lance un dé équilibré. AA : « obtenir un nombre pair », BB : « obtenir au moins 44 ». Alors A∩B={4 ; 6}A\cap B=\{4\,;\,6\} et A∪B={2 ; 4 ; 5 ; 6}A\cup B=\{2\,;\,4\,;\,5\,;\,6\}, donc P(A∪B)=46=23P(A\cup B)=\frac{4}{6}=\frac{2}{3}.

Programme de Seconde

Ce que tu dois savoir faire en Seconde

Au collège, tu as calculé des probabilités dans des situations simples, souvent avec des issues équiprobables. Le programme de Seconde entré en vigueur à la rentrée 2026 entretient ces bases comme des automatismes : une probabilité est comprise entre 00 et 11, P(A‾)=1−P(A)P(\overline{A})=1-P(A), la probabilité d’un événement est la somme de celles de ses issues et, en cas d’équiprobabilité, P(A)=Card(A)Card(Ω)P(A)=\dfrac{\text{Card}(A)}{\text{Card}(\Omega)}. Le langage des ensembles (réunion, intersection, complémentaire) se travaille dans tout le programme.

Le chapitre de probabilités insiste sur le modèle : une loi de probabilité, comme l’équiprobabilité, est une hypothèse, et la loi des grands nombres relie fréquences observées et probabilités. Il introduit surtout la probabilité conditionnelle PA(B)P_A(B), calculée à partir d’un tableau croisé d’effectifs ou d’un arbre pondéré, et demande de distinguer PA(B)P_A(B) et PB(A)P_B(A), par exemple pour les faux positifs d’un test. Le calcul d’une probabilité à l’aide d’une partition de l’univers n’est pas attendu en Seconde.

Dans Mathflow, le chapitre compte cinq compétences, chacune en trois niveaux, centrées sur le modèle probabiliste ; les probabilités conditionnelles sont approfondies dans les séries de Première.

Les 5 compétences du chapitre

  1. Décrire une expérience aléatoire et identifier l’univers associé
  2. Calculer la probabilité d’un événement dans une situation à équiprobabilité
  3. Utiliser les notions d’événement contraire, de réunion et d’intersection
  4. Lire et exploiter une loi de probabilité
  5. Utiliser un arbre des possibles pour modéliser une expérience à deux épreuves

Cours

L’essentiel du cours

Le vocabulaire, la loi de probabilité, les opérations sur les événements, le dénombrement, puis les probabilités conditionnelles et les arbres pondérés.

Expérience aléatoire, univers, événements

  • On lance un dé à six faces : Ω={1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6}\Omega=\{1\,;\,2\,;\,3\,;\,4\,;\,5\,;\,6\}. L’événement « obtenir un nombre pair » est A={2 ; 4 ; 6}A=\{2\,;\,4\,;\,6\}.
  • Un événement élémentaire ne contient qu’une issue, comme {5}\{5\}. L’événement impossible est ∅\varnothing, l’événement certain est Ω\Omega.
  • Une issue appartient à l’univers (5∈Ω5\in\Omega), un événement y est inclus ({2 ; 4 ; 6}⊂Ω\{2\,;\,4\,;\,6\}\subset\Omega).

L’univers dépend de ce que l’on note. Si l’on lance deux dés et que l’on note la somme, Ω={2 ; 3 ; … ; 12}\Omega=\{2\,;\,3\,;\,\dots\,;\,12\} : il y a 1111 issues, mais elles n’ont pas toutes la même probabilité.

Loi de probabilité et équiprobabilité

Par exemple, pour un dé truqué à quatre faces :

Face11223344
Probabilité0,10{,}10,20{,}20,30{,}30,40{,}4

La somme vaut bien 11. La probabilité d’obtenir un nombre pair est P(2)+P(4)=0,2+0,4=0,6P(2)+P(4)=0{,}2+0{,}4=0{,}6.

P(A)=nombre d’issues favorables aˋ Anombre total d’issuesP(A)=\dfrac{\text{nombre d’issues favorables à }A}{\text{nombre total d’issues}}

L’équiprobabilité est une hypothèse du modèle : on l’admet pour un dé ou une pièce équilibrés, ou pour un tirage « au hasard ». Pour un dé truqué, on peut construire une loi à partir des fréquences observées sur un grand nombre de lancers, sans oublier que le modèle n’est pas la réalité.

Réunion, intersection, événement contraire

  • A∩BA\cap B (« AA et BB ») : les issues qui réalisent AA et BB à la fois.
  • A∪BA\cup B (« AA ou BB ») : les issues qui réalisent au moins un des deux événements.
  • A‾\overline{A} (« non AA ») : les issues qui ne réalisent pas AA. Si A∩B=∅A\cap B=\varnothing, les événements AA et BB sont incompatibles.
P(A‾)=1−P(A)P(\overline{A})=1-P(A)
P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)P(A\cup B)=P(A)+P(B)-P(A\cap B)

On retire P(A∩B)P(A\cap B) parce que les issues communes ont été comptées deux fois, une fois dans P(A)P(A) et une fois dans P(B)P(B). Si AA et BB sont incompatibles, P(A∪B)=P(A)+P(B)P(A\cup B)=P(A)+P(B). Le programme de 2026 ne liste plus cette formule parmi les attendus de Seconde : on peut toujours retrouver P(A∪B)P(A\cup B) en comptant les issues de A∪BA\cup B, et la formule reste un raccourci utile.

Dénombrer avec un tableau ou un arbre

Pour une expérience à deux ou trois épreuves, on liste les issues avec un tableau à double entrée ou un arbre des possibles : chaque chemin complet de l’arbre est une issue.

  • Une pièce, puis un dé à six faces : 2×6=122\times6=12 issues.
  • Deux tirages parmi 55 jetons : 5×5=255\times5=25 issues avec remise, mais 5×4=205\times4=20 issues sans remise, car le premier jeton n’est plus dans le sac.
  • Si les issues sont équiprobables, on compte les chemins favorables et on divise par le nombre total de chemins.

Pour un événement du type « au moins un », on passe souvent par le contraire. En lançant trois fois une pièce équilibrée, « obtenir au moins un Pile » a pour contraire « obtenir trois Face », réalisé par 11 chemin sur 88 : la probabilité cherchée vaut 1−18=781-\dfrac{1}{8}=\dfrac{7}{8}.

Probabilité conditionnelle et arbre pondéré

Avec un tableau croisé d’effectifs et un individu tiré au sort, PA(B)P_A(B) est la proportion des individus de AA qui sont aussi dans BB : on divise par l’effectif de AA, et non par l’effectif total.

Attention à l’ordre : pour un test de dépistage, PM(T)P_M(T) est la probabilité qu’une personne malade ait un test positif, et PT(M)P_T(M) la probabilité qu’une personne dont le test est positif soit malade. Ce ne sont pas les mêmes nombres. Un test positif chez une personne qui n’est pas malade est un faux positif.

Exemples résolus

Deux exemples résolus

  1. Exemple 1

    Un tirage dans une urne

    Une urne contient 2020 boules indiscernables au toucher, numérotées de 11 à 2020. On tire une boule au hasard. On note AA : « le numéro est pair » et BB : « le numéro est un multiple de 33 ».

    Calcule P(A)P(A), P(B)P(B), P(A∩B)P(A\cap B), P(A∪B)P(A\cup B), puis la probabilité que le numéro ne soit ni pair ni multiple de 33. Enfin, sachant que le numéro est pair, quelle est la probabilité qu’il soit multiple de 33 ?

    Solution

    Le tirage se fait au hasard : les 2020 issues sont équiprobables. AA compte 1010 issues, donc P(A)=1020=12P(A)=\dfrac{10}{20}=\dfrac{1}{2}. B={3 ; 6 ; 9 ; 12 ; 15 ; 18}B=\{3\,;\,6\,;\,9\,;\,12\,;\,15\,;\,18\}, donc P(B)=620=310P(B)=\dfrac{6}{20}=\dfrac{3}{10}.

    A∩B={6 ; 12 ; 18}A\cap B=\{6\,;\,12\,;\,18\}, les multiples de 66 : P(A∩B)=320P(A\cap B)=\dfrac{3}{20}.

    P(A∪B)=1020+620−320=1320P(A\cup B)=\dfrac{10}{20}+\dfrac{6}{20}-\dfrac{3}{20}=\dfrac{13}{20}

    « Ni pair ni multiple de 33 » est l’événement A∪B‾\overline{A\cup B} : sa probabilité vaut 1−1320=7201-\dfrac{13}{20}=\dfrac{7}{20}. On le vérifie en comptant les issues 11, 55, 77, 1111, 1313, 1717 et 1919.

    Sachant que le numéro est pair, on ne garde que les 1010 numéros pairs, dont 33 sont multiples de 33 : PA(B)=310P_A(B)=\dfrac{3}{10}, alors que P(B)=310P(B)=\dfrac{3}{10} aussi. Savoir que le numéro est pair ne change pas ici la probabilité d’avoir un multiple de 33.

  2. Exemple 2

    La somme de deux dés

    On lance deux dés équilibrés à six faces, un rouge et un vert, et on note la somme des deux nombres obtenus. Calcule la probabilité que la somme soit égale à 77, puis qu’elle soit au moins égale à 1010.

    Solution

    Les 1111 sommes possibles ne sont pas équiprobables. On prend comme issues les couples (dé rouge ; dé vert) : un tableau à double entrée en compte 6×6=366\times6=36, tous équiprobables.

    Somme 77 : (1 ; 6)(1\,;\,6), (2 ; 5)(2\,;\,5), (3 ; 4)(3\,;\,4), (4 ; 3)(4\,;\,3), (5 ; 2)(5\,;\,2) et (6 ; 1)(6\,;\,1), soit 66 issues. La probabilité vaut 636=16\dfrac{6}{36}=\dfrac{1}{6}.

    Somme au moins 1010 : (4 ; 6)(4\,;\,6), (5 ; 5)(5\,;\,5), (6 ; 4)(6\,;\,4), (5 ; 6)(5\,;\,6), (6 ; 5)(6\,;\,5) et (6 ; 6)(6\,;\,6). La probabilité vaut aussi 636=16\dfrac{6}{36}=\dfrac{1}{6}.

    À titre de comparaison, la somme 22 n’est obtenue que par (1 ; 1)(1\,;\,1) : sa probabilité est 136\dfrac{1}{36}.

Exercices corrigés

Cinq exercices corrigés

Cherche d’abord sur une feuille, puis ouvre le corrigé. Chaque résultat a été vérifié.

  1. Exercice 1

    Univers et événements

    On fait tourner une roue partagée en 88 secteurs égaux, numérotés de 11 à 88, et on note le numéro obtenu.

    1. Écris l’univers Ω\Omega.
    2. Écris les événements AA : « obtenir un diviseur de 88 » et BB : « obtenir un nombre premier ».
    3. Écris A‾\overline{A} et A∩BA\cap B. Que remarques-tu pour A∩BA\cap B ?
    Voir le corrigé
    1. Ω={1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8}\Omega=\{1\,;\,2\,;\,3\,;\,4\,;\,5\,;\,6\,;\,7\,;\,8\}.
    2. A={1 ; 2 ; 4 ; 8}A=\{1\,;\,2\,;\,4\,;\,8\} et B={2 ; 3 ; 5 ; 7}B=\{2\,;\,3\,;\,5\,;\,7\} (11 n’est pas un nombre premier).
    3. A‾={3 ; 5 ; 6 ; 7}\overline{A}=\{3\,;\,5\,;\,6\,;\,7\} et A∩B={2}A\cap B=\{2\} : c’est un événement élémentaire, il ne contient qu’une issue.
  2. Exercice 2

    Un jeu de 32 cartes

    On tire une carte au hasard dans un jeu de 3232 cartes : as, roi, dame, valet, 1010, 99, 88 et 77 dans chacune des quatre couleurs (pique, cœur, carreau, trèfle). Calcule la probabilité de tirer :

    1. un cœur ;
    2. une figure (roi, dame ou valet) ;
    3. une figure rouge (cœur ou carreau) ;
    4. une figure, sachant que la carte tirée est rouge.
    Voir le corrigé

    Le tirage se fait au hasard : les 3232 cartes sont équiprobables.

    1. 88 cœurs : P=832=14P=\dfrac{8}{32}=\dfrac{1}{4}.
    2. 33 figures par couleur, soit 1212 : P=1232=38P=\dfrac{12}{32}=\dfrac{3}{8}.
    3. 33 figures dans chacune des 22 couleurs rouges, soit 66 : P=632=316P=\dfrac{6}{32}=\dfrac{3}{16}.
    4. On ne garde que les 1616 cartes rouges, dont 66 figures : la probabilité vaut 616=38\dfrac{6}{16}=\dfrac{3}{8}, la même que pour une carte quelconque.
  3. Exercice 3

    Compléter une loi de probabilité

    Un dé à six faces est truqué. On note P(k)P(k) la probabilité d’obtenir la face kk. On sait que P(1)=0,1P(1)=0{,}1, P(2)=0,15P(2)=0{,}15, P(3)=0,1P(3)=0{,}1, P(4)=pP(4)=p, P(5)=0,2P(5)=0{,}2 et P(6)=2pP(6)=2p, où pp est un nombre réel.

    1. Calcule pp.
    2. Calcule la probabilité d’obtenir un nombre pair.
    3. Calcule la probabilité de l’événement contraire de « obtenir au moins 44 ».
    Voir le corrigé
    1. La somme des probabilités vaut 11 : 0,1+0,15+0,1+p+0,2+2p=10{,}1+0{,}15+0{,}1+p+0{,}2+2p=1, soit 0,55+3p=10{,}55+3p=1, donc p=0,15p=0{,}15 et P(6)=0,3P(6)=0{,}3. Tous ces nombres sont bien compris entre 00 et 11.
    2. La probabilité d’obtenir un nombre pair est P(2)+P(4)+P(6)=0,15+0,15+0,3=0,6P(2)+P(4)+P(6)=0{,}15+0{,}15+0{,}3=0{,}6 (somme des probabilités des faces paires).
    3. « Obtenir au moins 44 » a pour probabilité 0,15+0,2+0,3=0,650{,}15+0{,}2+0{,}3=0{,}65. Son contraire, « obtenir au plus 33 », a pour probabilité 1−0,65=0,351-0{,}65=0{,}35. Vérification : 0,1+0,15+0,1=0,350{,}1+0{,}15+0{,}1=0{,}35.
  4. Exercice 4

    Sport et musique

    Un lycée compte 200200 élèves de Seconde : 120120 font du sport en club, 7070 jouent d’un instrument et 3030 font les deux. On choisit un élève au hasard. On note SS : « l’élève fait du sport en club » et MM : « l’élève joue d’un instrument ».

    1. Calcule P(S)P(S), P(M)P(M) et P(S∩M)P(S\cap M).
    2. Calcule P(S∪M)P(S\cup M).
    3. Quelle est la probabilité que l’élève ne fasse ni sport en club ni musique ?
    4. On choisit au hasard un élève qui joue d’un instrument. Quelle est la probabilité qu’il fasse du sport en club ? Compare avec PS(M)P_S(M).
    Voir le corrigé
    1. Les 200200 élèves sont équiprobables : P(S)=120200=0,6P(S)=\dfrac{120}{200}=0{,}6, P(M)=70200=0,35P(M)=\dfrac{70}{200}=0{,}35 et P(S∩M)=30200=0,15P(S\cap M)=\dfrac{30}{200}=0{,}15.
    2. P(S∪M)=0,6+0,35−0,15=0,8P(S\cup M)=0{,}6+0{,}35-0{,}15=0{,}8.
    3. C’est l’événement S∪M‾\overline{S\cup M} : 1−0,8=0,21-0{,}8=0{,}2. Cela correspond à 200−(120+70−30)=40200-(120+70-30)=40 élèves.
    4. Parmi les 7070 musiciens, 3030 font du sport : PM(S)=3070=37≈0,43P_M(S)=\dfrac{30}{70}=\dfrac{3}{7}\approx0{,}43. Parmi les 120120 sportifs, 3030 jouent d’un instrument : PS(M)=30120=14P_S(M)=\dfrac{30}{120}=\dfrac{1}{4}. Les deux probabilités sont différentes.
  5. Exercice 5

    Deux jetons tirés sans remise

    Un sac contient quatre jetons : deux bleus B1B_1 et B2B_2, deux rouges R1R_1 et R2R_2. On tire un jeton au hasard, on le garde, puis on tire au hasard un second jeton parmi les trois restants.

    1. Construis l’arbre des possibles. Combien a-t-il d’issues ?
    2. Calcule la probabilité de tirer deux jetons de la même couleur.
    3. Calcule la probabilité de tirer au moins un jeton rouge.
    Voir le corrigé
    1. Le premier tirage donne 44 branches. Derrière chacune, il reste 33 jetons, donc 33 branches. L’arbre a 4×3=124\times3=12 chemins, tous équiprobables.
    2. Même couleur : (B1 ; B2)(B_1\,;\,B_2), (B2 ; B1)(B_2\,;\,B_1), (R1 ; R2)(R_1\,;\,R_2) et (R2 ; R1)(R_2\,;\,R_1), soit 44 chemins. La probabilité vaut 412=13\dfrac{4}{12}=\dfrac{1}{3}. Avec un arbre pondéré par les couleurs : un bleu au premier tirage a pour probabilité 12\dfrac{1}{2}, puis un bleu sachant que le premier était bleu 13\dfrac{1}{3}, d’où 12×13=16\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{3}=\dfrac{1}{6} ; de même pour deux rouges, et 16+16=13\dfrac{1}{6}+\dfrac{1}{6}=\dfrac{1}{3}.
    3. Le contraire de « au moins un rouge » est « deux bleus », réalisé par 22 chemins. La probabilité cherchée vaut 1−212=1012=561-\dfrac{2}{12}=\dfrac{10}{12}=\dfrac{5}{6}.

Erreurs fréquentes

Les pièges à éviter

En probabilités, les erreurs viennent rarement du calcul : elles viennent d’une issue oubliée ou d’un mot mal lu.

  • Croire que toutes les issues sont équiprobables

    À la roulette, une case sur 3737 n’est ni rouge ni noire : P(rouge)=1837P(\text{rouge})=\frac{18}{37}, et non 12\frac{1}{2}. De même, les sommes de deux dés ne sont pas équiprobables.

  • Oublier de retirer l’intersection

    Avec P(A)=0,6P(A)=0{,}6 et P(B)=0,5P(B)=0{,}5, écrire P(A∪B)=1,1P(A\cup B)=1{,}1 est impossible : une probabilité ne dépasse jamais 11. Il faut retirer P(A∩B)P(A\cap B).

  • Confondre PA(B)P_A(B) et PB(A)P_B(A)

    Dans le lycée de l’exercice 4, PM(S)=37P_M(S)=\frac{3}{7} mais PS(M)=14P_S(M)=\frac{1}{4} : la condition indique par quel effectif on divise.

  • Se tromper de contraire

    Le contraire de « au moins deux Pile » en trois lancers est « au plus un Pile », et non « aucun Pile ».

  • Oublier que le tirage est sans remise

    Deux jetons tirés l’un après l’autre parmi 55, sans remise : 5×4=205\times4=20 issues, et non 5×5=255\times5=25.

  • Vérifier seulement la somme d’une loi

    Les nombres 0,60{,}6, 0,60{,}6 et −0,2-0{,}2 ont pour somme 11, mais ce n’est pas une loi de probabilité : chaque probabilité doit être comprise entre 00 et 11.

Dans Mathflow

Ce chapitre dans Mathflow

Cinq séries, une par compétence, et chacune en trois niveaux : tu manipules, tu expliques, puis tu raisonnes.

Dans les séries, le hasard se manipule : tu construis un univers, tu partages une roue, tu truques un dé, tu fais pousser un arbre des possibles branche par branche. Au niveau 2, tu tranches des débats « Qui a raison ? » et tu traques la ligne fausse d’une copie. Au niveau 3, tu calcules et tu justifies, avec Alphi, le coach IA, si tu as besoin d’un indice.

  1. 1Décrire une expérience aléatoire et identifier l’univers associé

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu repères les expériences aléatoires, tu construis l’univers d’une roue, d’un dé à huit faces ou de deux pièces et tu glisses dans un ovale les issues d’un événement.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu complètes les définitions d’issue, d’univers et d’événement, tu distingues ∈\in et ⊂\subset et tu départages deux élèves : « obtenir 77 » avec un dé est-il un événement ?

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu comptes les issues d’un univers ou d’un événement : hauteurs d’un jeu de 3232 cartes, diviseurs de 88, paires de délégués, écart entre deux dés.

  2. 2Calculer la probabilité d’un événement dans une situation à équiprobabilité

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu touches les dominos qui portent un 55, tu ajoutes des jetons orange pour obtenir une probabilité de 12\frac{1}{2} et tu partages une roue en secteurs égaux.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu complètes la règle « favorables sur total », tu départages deux élèves sur la roulette à 3737 cases et tu expliques pourquoi ajouter une boule de chaque couleur change la probabilité.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules des probabilités avec des cartes, des dés, des urnes, des dominos ou un programme, et tu retrouves le contenu d’un sac à partir d’une probabilité.

  3. 3Utiliser les notions d’événement contraire, de réunion et d’intersection

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu touches les jetons de A∩BA\cap B, tu colories un événement contraire dans un diagramme et tu fais glisser une bande pour que P(A∪B)=0,7P(A\cup B)=0{,}7.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu complètes les définitions de la réunion et de l’intersection, tu expliques pourquoi on retire P(A∩B)P(A\cap B) et tu départages deux élèves qui trouvent P(A∪B)=1,1P(A\cup B)=1{,}1.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules P(A‾)P(\overline{A}), P(A∪B)P(A\cup B) ou P(A∩B)P(A\cap B) à partir de tableaux, de diagrammes et de situations d’élèves ou d’adhérents d’un club.

  4. 4Lire et exploiter une loi de probabilité

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu règles une barre pour que la somme fasse 11, tu choisis les roues qui suivent un tableau et tu truques un dé en gardant une loi de probabilité.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu complètes la définition d’une loi, tu départages deux élèves sur un tableau écrit en pourcentages et tu repères la ligne fausse d’une rédaction.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu complètes des lois avec une inconnue, tu vérifies si un tableau est une loi et tu calcules la probabilité d’obtenir un nombre pair avec un dé truqué.

  5. 5Utiliser un arbre des possibles pour modéliser une expérience à deux épreuves

    • Niveau 1 · Manipuler

      Tu construis l’arbre complet de trois réponses au hasard, tu complètes un tirage sans remise et tu règles le nombre de desserts pour que chaque menu ait la probabilité 112\frac{1}{12}.

    • Niveau 2 · Expliquer

      Tu lis un arbre (une issue est un chemin complet), tu départages deux élèves sur un tirage sans remise et tu associes chaque événement à son contraire.

    • Niveau 3 · Raisonner

      Tu calcules des probabilités avec un arbre : deux tours de roue, un code de deux chiffres, au moins un Pile et au moins un Face en trois lancers.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une issue et un événement ?

Une issue est un résultat possible de l’expérience, par exemple 55 pour un lancer de dé. Un événement est un ensemble d’issues, par exemple « obtenir un nombre pair », c’est-à-dire {2 ; 4 ; 6}\{2\,;\,4\,;\,6\}.

Comment calculer une probabilité en Seconde ?

En cas d’équiprobabilité, on divise le nombre d’issues favorables par le nombre total d’issues. Sinon, on additionne les probabilités, données par la loi, des issues qui réalisent l’événement.

Quelle est la formule de la probabilité de A ou B ?

P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)P(A\cup B)=P(A)+P(B)-P(A\cap B). On retire la probabilité de l’intersection, sinon les issues communes à AA et à BB sont comptées deux fois. Si AA et BB sont incompatibles, P(A∪B)=P(A)+P(B)P(A\cup B)=P(A)+P(B).

Comment calculer la probabilité de l’événement contraire ?

On utilise P(A‾)=1−P(A)P(\overline{A})=1-P(A). C’est souvent le plus rapide pour un événement du type « au moins un » : son contraire est « aucun ».

Qu’est-ce qu’une probabilité conditionnelle en Seconde ?

C’est la probabilité de BB quand on sait que AA est réalisé, notée PA(B)P_A(B). Avec un tableau d’effectifs et un tirage au hasard, on divise l’effectif de A∩BA\cap B par celui de AA. Sur un arbre pondéré, elle se lit sur une branche du second niveau.

Les maths, c’est une question de flow.

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